Le Conté du Val d'Omer


Le château Gaillard
 
Le siège du château Gaillard :

Deux épisodes des luttes de Philippe Auguste, le siège du château Gaillard et la bataille de Bouvines, offrent cet intérêt particulier qu'ils sont des types d'opérations militaires au moyen-âge.


Le Château Gaillard était le réduit central d'un vaste camp retranché établi par Richard Coeur de Lion sur une boucle de la Seine, autour des Andelys, pour barrer la route de Rouen.
Le château couvrait un éperon de la falaise crayeuse qui domine de plus de cent mètres la ville et la rive droite du fleuve.
Les escarpements tombent à pic de tous les côtés, sauf au sud-est, où une langue de terre forme un pont et joint le rocher au plateau voisin.

Les constructions mesuraient deux cents mètres de long et quatre vingt de large.
Il avait d'abord un fossé, creusé dans le roc, large de dix mètres, profond de huit.
Il enveloppait un ouvrage avance en forme de mitre, composé de cinq tours rondes, reliées par des courtines, c'est à dire d'épaisses murailles.

Un nouveau fossé, avec pont-levis, précédait le château proprement dit.
Il se composait de deux enceintes.
La première renfermait une cour dite "la basse cour", où était construite une chapelle.



 
château Gaillard.

Des casemales étaient creusées sous la cour pour enfermer vivres, munitions ou prisonniers.
La seconde enceinte, de forme ovale, consistait en un fossé et une muraille qui semblait faite de moitiés de tours juxtaposées.
Enfin, venait le Donjon, le coeur même de la place, une tour aux murs énormes, très haute, ayant vingt mètres de diamètre.
Tous ces ouvrages se dominaient les uns les autres, depuis la première tour en face du plateau, jusqu'au donjon, le point culminant de la place.

La porte entre la première et la seconde enceinte s'ouvrait à deux mètres au-dessus du bord du fossé.
On ne pouvait l'atteindre que par un pont levis.
Elle consistait en un couloir gardé par deux postes, fermé aux deux extrémités par des battants, au milieu par une herse ou grille de fer.

Le château tout entier ne communiquait avec le dehors que par une poterne, porte basse ouvrant sur un sentier abrupt qui descendait au petit-Andely.
Les ingénieurs avaient épuisés dans la construction de cette citadelle toutes les ressources de leur art déjà très avancé.



La bataille
 
Construit en un an, le château fut enlevé de vive force en un mois (février 1204), après un blocus de cinq mois.

Ce blocus coûta la vie à douze cent habitants des Andelys réfugiés dans le château.
Pour aménager les vivres de la garnison, le gouverneur les chassa.
Philippe Auguste refusa de les laisser passer.
C'était l'hiver; ils moururent de faim et de froid dans les fossés.

Philippe Auguste attaqua par le plateau.
Il fit édifier sur le bord du fossé, en face de l'ouvrage avancé, des beffrois, tours de bois aussi hautes que les tours ennemies.
De là, à coups de flèches, l'on écartait les défenseurs de la courtine pendant que l'assiégeant travaillait à combler le fossé.

Des mineurs y descendirent, puis parvinrent à se hisser, en taillant des marches dans le roc, jusqu'aux fondations de la première tour.
une galerie rapidement creusée provoqua l'effondrement d'un pan de la tour et l'ouverture d'une brèche.
Les normands, sans attendre l'assaut, évacuèrent l'ouvrage avancé et se retirèrent dans le château.

Sur le front sud de la muraille de la première enceinte, du côté de la Seine, une étroite fenêtre ervait à éclairer des latrines placées sous la chapelle.
Quelques soldats se hissèrent jusque là, puis débouchèrent brusquement dans la cour.
Pour les arrêter, les normands surpris mirent le feu à la chapelle.
Au milieu de la fumée, les Français purent arriver jusqu'au pont-levis donnant sur l'ouvrage avancé.
Ils l'abaissèrent; les troupes de Philippe Auguste arrivèrent en masse.

Les normands firent retraite dans la seconde enceinte.
Celle-ci fut éventrée à son tour, à la fois par une mine et par les grosses pierres que lançait un trébuchet, sorte de catapulte.
Les Normands, qui n'étaient plus que 140, n'essayèrent pas de défendre le donjon, ils furent pris en cherchant à fuir par la poterne.




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