Le Conté du Val d'Omer


La bataille de Bouvines
 
Il était midi.
L'armée française, au grand soleil de juillet, achevait de traverser sur une ancienne voie romaine un étroit plateau qui borde la rive droite de la Marque, et commançait à passer le pont de Bouvines.


Philippe se reposait sous un frêne, près de la chapelle et mangeait du pain trempé dans du vin.
L'avant garde ennemie apparut soudain, bousculant la queue des colonnes françaises.
Le roi se hâta de monter à cheval et de rappeler les troupes qui avaient déjà passé le pont.

L'armée française se déploya la gauche à la rivière et perpendiculairement à celle-ci.
Elle comprenait 25 000 hommes.
L'ennemi en avait 70 000.



 
Pour compenser cette infériorité numérique et pour éviter d'être enveloppé, l'évêque de Senlis, Guérin, chef d'étât major général de Philippe Auguste, espaça les corps, allongea les rangs.
Les fronts des deux armées se trouvèrent ainsi égaux et aprallèles.
Philippe et Otton étaient chacun au centre de leur armée.

Les Français commencèrent l'attaque à droite pour couper la route où venait l'ennemi et menèrent le combat avec une grande vigueur.
Au centre, l'infanterie flamande, une masse énorme de 40 000 hommes, parvint jusqu'à Philippe, l'enveloppa.
Les fantassins le jetèrent à bas de son cheval en le tirant avec les crocs de leurs lances.

La solidité de son armure et la prompte arrivée de quelques chevaliers le sauvèrent.
A son tour l'empereur manqua d'être pris.
La première fois, il fut sauvé par un écart de son cheval.
La seconde fois, Guillaume des Barres, l'un des plus célèbres chevaliers Français, le tenait déjà par la nuque, quand on le désarçonna en tuant son cheval.


 
L'empereur put s'enfuir.
On s'empara de son étaendard, un aigle en bronze doré porté sur un char.

L'infanterie flamande se fit exterminer pendant trois heures.
A gauche, le comte de Boulogne, enfermé au centre d'un cercle de piquiers, d'où il faisait des sorties comme d'une citadelle, tint jusqu'au soir tombé.
Il finit par être pris comme le comte de Flandre après un corps à corps désespéré.

"Bouvines, a dit un écrivain militaire, est le type de bataille féodale, du choc de front suivi d'une effroyable mêlée, sans trace de manoeuvre.
Le combat général se décompose en une infinité de combats singuliers, de duels corps à corps, où chacun se rue sur celui qui lui fait face.

Vir virum legit : l'homme choisit son homme; toute la tactique du temps des croisades est comprise dans ces trois mots."

Si dans l'art de la fortification, de grands progrès avaient été accomplis depuis l'époque romaine, en revanche, on avait reculé en matière de tactique.

Philippe Auguste rentrant à Paris fut reçu partout en triomphateur.
Les façades des maisons étaient décorées de tapisseries et de guirlandes de feuillages.
Paysans, nobles, bourgeois, ecclésiastiques, venaient saluer le roi et l'acclamer et raillaient le comte des Flandres, enchaîné sur un chariot.
A Paris, les fêtes durèrent sept jours.




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